Saint-Patrick … la Foi aux urgences !

Catégorie Style de vie à Québec Date 02/05/2014

Écrit parFamille Potier

Cela fait un peu plus de trois semaines que nous sommes arrivés à Québec et huit jours que je travaille à la RAMQ. Il fait froid (normal me direz-vous en février au Québec !) et la nuit est tombée. Je rentre à la maison. Je trouve mon épouse en larme. Elle m’explique qu’elle a couru pour rentrer plus vite et que devant l’immeuble sur les deux marches d’entrée elle a glissé et s’est fait mal au genou. Accident banal de l’hiver …

Je ne suis pas médecin mais mon expérience personnelle me fait penser qu’elle a une belle entorse du genou. Il nous faut donc trouver un professionnel pour confirmer ou infirmer le diagnostic et prescrire un traitement adapté. Le médecin de famille ? On n’a pas encore eu le temps de se préoccuper de cet aspect de notre installation. Je trouve l’adresse d’un centre médical avec des consultations sans rendez-vous. Tant bien que mal nous nous y rendons par le bus.

Je laisse mon épouse assise à l’arrêt de bus et je cherche le centre médical. Je m’adresse à la pharmacie dans le hall de l’immeuble qui m’apprend que le centre a déménagé une station plus loin. Cela tombe bien j’avais laissé madame un peu avant l’immeuble, elle n’aura pas trop à marcher ! Nous nous rendons au 4ème étage, en approchant de l’accueil nous tombons sur une affichette : «sans rendez-vous : complet ! ». Il nous faut donc rebrousser chemin et trouver une autre solution.

En ressortant j’avise un bâtiment … je l’ai déjà aperçu une fois et je sais que c’est un hôpital ! Il doit y avoir des urgences. J’abandonne à nouveau mon épouse pour aller en éclaireur et lui éviter de se déplacer avant de savoir. Il est 19h47 et les urgences ferment à 20h !! Vite !!! Pas facile avec un genou récalcitrant ! Nous franchissons les portes à temps.

Elle s’enregistre au guichet et la préposée lui remet une carte. C’est une constante des hôpitaux, il faut d’abord passer aux services administratifs pour se faire remettre une carte format CB délivrée immédiatement. Vingt minutes d’attente et l’infirmière de triage appelle ma femme. Retour en salle d’attente pour une nouvelle tranche de vingt minutes et nous atterrissons dans un petit cabinet de consultation. La pièce est un peu défraîchie et quelques ustensiles présents semblent d’un autre âge. On pose les affaires et direction la radiographie dans un fauteuil roulant. Une longue attente commence (c’est toujours long quand on a mal). 21h30 la docteure entre dans la cabine pour l’auscultation. Je lui fais part de mon sentiment sur la blessure. Elle est surprise son diagnostic rejoint le mien (ou l’inverse !) comment est-ce possible ? Suis-je de la partie ? Non, mes différentes blessures ! Elle nous libère en nous prévenant qu’elle nous tiendra au courant … elle n’est pas sûre avec la radiographie mais il y a peut-être un petit arrachement osseux, elle préfère s’en remettre au spécialiste le lendemain.

Nous quittons l’hôpital il est 22h15 passé avec une ordonnance de repos forcé de quinze jours (pour une femme hyper active …) et surtout de belles « cannes anglaises » pour se déplacer !! À Québec à côté du parc des braves c’est un comble !!! Nous n’avons rien eu à débourser et la prise en charge a été relativement rapide (deux heures trente aux urgences) … merci la Carte Soleil ! Elle porte bien son nom après une journée un peu difficile.

La saison de ski qui n’avait pas encore commencée … est déjà terminée, tant pis cela sera pour l’année prochaine ! J’aurai l’occasion d’y revenir.

La docteure nous a effectivement recontactés deux jours plus tard pour nous rassurer et nous dire qu’il n’y avait pas de complication osseuse.

Quelques semaines plus tard (le 23 mars pour être exact) nous retrouvons l’hôpital dans le défilé de la Saint-Patrick … nous étions à l’hôpital irlandais Jeffery Hale !!! Petit précision pour finir … Vira en Ukrainien cela veut dire : la foi !!

 

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