Les saisons de notre vie immigrante

Catégorie Style de vie à Québec Date 07/07/2016

Écrit parFabricio & Nilian

Salut à tous et à toutes!

On propose à vous, chers lecteurs et lectrices,  à (re)découvrir les saisons selon nos yeux d’immigrants.

Nous pouvons vous dire que la vie des nouveaux arrivants est quelque chose de spécial. C’est une autre culture et un autre idiome. Il faut changer complètement la manière de penser, de parler et d’écrire. En contrepartie, on conserve notre essence majeure, car nos racines font partie de notre histoire en tant qu’individu. En outre, on ajoute plus de connaissances du monde. Nous vivons de près la diversité et nous sommes aussi la diversité. C’est un échange.

L’immigration est un cadeau précieux puisqu’on peut ouvrir les horizons de l’âme et de la raison. De plus, ce changement de vie est similaire aux saisons. Un immigrant vit, à l’intérieur, l’été, l’automne, l’hiver et le printemps.

L’été immigrant est la fête de l’arrivée où tout est beau et parfait. En général, notre pays d’origine ne nous offre pas une organisation sociale comme cela. Quand nous arrivons dans un pays où la démocratie est une priorité, nous nous sentons immergés au paradis.

Après quelques semaines, on commence à vivre l’automne. On découvre notre premier défi: la langue française. L’idiome de Victor Hugo est aussi une barrière très remarquable pour tous ceux qui ne sont pas francophones. C’est la raison pour laquelle on décide de l’étudier avec beaucoup d’enthousiasme. D’autre part, on ne peut pas travailler ou s’intégrer dans le milieu québécois sans avoir la connaissance de la langue. Par ailleurs, si nous habitons dans un lieu qui nous accueille bien, c’est notre responsabilité et notre devoir de parler en français, d’écrire en français, de vivre en français.

Les vents glaciaux soufflent vers notre cœur. La chaleur de notre famille et de nos amis nous manque. Il fait froid. Il fait tristesse, mais la vie continue. L’apprentissage du français n’arrête jamais. La neige tombe et la compréhension orale monte. Voici l’hiver immigrant.

Enfin, on commence à travailler. Parfois, le premier emploi est l’alimentaire parce qu’on a besoin d’avoir de l’argent et notre niveau de français est faible pour travailler dans notre domaine de formation. On découvre le marché du travail. Finalement, nous nous intégrons et nous connaissons quelques problèmes sociaux. Cela n’est pas une société parfaite, mais nous conservons toujours l’espoir de surmonter les difficultés, peu importe où nous sommes.

En fin de compte, les fleurs germent, les arbres se réveillent es les oiseaux reviennent. Le printemps immigrant arrive en portant toujours le courage indispensable pour continuer notre chemin.

Et on continue parce que notre coeur fait chaud.

À la prochaine!