Les jeunes professionnels sont optimistes à l’égard de la Vielle Capitale

Date 04/07/2016

Écrit parTaylor Ireland

          S’il y a une étiquette qui colle particulièrement bien à la ville de Québec, c’est bien celle de « vieille » : Vieille Capitale, vieille ville, Vieux-Port et ainsi de suite. De toute évidence, ce statut sied bien à l’un des plus anciens établissements européens en Amérique du Nord. C’est d’ailleurs le point central de toute la promotion touristique de la ville, et un attrait dont les résidents ne sont pas peu fiers. En effet, des centaines de milliers de gens venant de partout sur le globe convergent vers Québec chaque année pour y admirer ses innombrables attraits historiques.

            Mais ce qui est désormais vieux fut autrefois nouveau : ce sont ces nouveautés, les nouvelles occasions, l’espoir sans bornes d’une vie meilleure qui ont à prime abord attiré les gens vers le Nouveau Monde et la Nouvelle-France. Au cours des 250 premières années de la colonie, Québec fut une importante capitale commerciale et industrielle en Amérique du Nord, la plaque tournante prospère où l’on pouvait trouver les marchandises indispensables de l’époque, tout particulièrement le bois d’œuvre.

            Notre économie a toutefois subi une transformation rapide et spectaculaire, passant d’industrielle à professionnelle, et se tournant maintenant vers la haute technologie. Actuellement, nous voyons surgir une énergie entrepreneuriale novatrice, dont les jeunes chefs d’entreprises en sont en partie le moteur. La recherche le confirme. La Jeune Chambre de commerce de Québec (JCCQ) a tout récemment mené un sondage qui laisse croire à une forte vague d’optimisme à l’égard de l’avenir de la ville.

            Le sondage, réalisé par la firme de recherche Leger, a été mené auprès de 430 jeunes professionnels de 40 ans et moins, dans un rapport hommes/femmes de 60/40, et portant sur les perspectives de la ville. Étonnamment, 86 % croient que la ville continuera à se développer et à prospérer dans les années à venir.

Le sondage a aussi révélé la confiance montante des jeunes professionnels : ils affirment majoritairement (86 %) qu’ils peuvent atteindre leur plein potentiel en demeurant dans la région de Québec. En tant que [relativement] jeune homme qui a déjà revendiqué ses droits dans cette ville, j’appuie totalement cette affirmation. Car, comme on dit, « ça bouge à Québec ! »

            Mais cela ne signifie pas l’absence de défis, bien au contraire! Les répondants ont indiqué que le principal obstacle à la croissance économique de la ville est l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre, qu’elle soit spécialisée ou non. Et non loin derrière se trouve toute la question du bilinguisme, puisqu’il est encore difficile d’y trouver des gens qui maîtrisent le français et l’anglais.

            Curieusement, près de 70 % des membres sondés affirment que le prochain grand projet collectif – après le spectaculaire Centre Vidéotron – devrait être un projet majeur qui a trait au transport, celui le plus souvent cité étant le troisième lien entre Québec et Lévis, sur la rive sud du Saint‑Laurent.

            Fort de cet indéniable optimisme, la JCCQ estime qu’il est opportun d’organiser un rassemblement ambitieux, conjointement avec la Jeune Chambre internationale Canada (JCI), le plus important regroupement de jeunes gens d’affaires jamais tenu à Québec, soit le Congrès mondial des Jeunes Chambres 2016. Les organisateurs sont confiants que l’événement attirera plus de 4 000 participants.

            Ce congrès sera une occasion sans précédent d’exhiber la vitalité économique, sociale et culturelle de Québec, et de démontrer comment la vieille ville a atteint sa maturité en tant qu’acteur clé sur la scène internationale des affaires. Autre fait important, et surtout rare, est que ce congrès est prévu durer au total 6 jours pour permettre au jeunes gens d’affaires de partout dans le monde de jouer les touristes dans notre belle cité, sans les contraindre à participer uniquement aux activités du congrès, puis de retourner ensuite à leur chambre d’hôtel.

            Mais bien avant que l’automne ne nous assaille, l’été vient tout juste d’arriver et, comme on le sait, la vielle ville ne manque pas d’activités pour célébrer cette vitalité. Tout bientôt (7‑17 juillet), par exemple, c’est le Festival d’été de Québec (FEQ) qui animera nos lieux publics et nos Plaines d’Abraham. Ce festival musical est l’un des plus courus d’Amérique, surtout pour son offre dure à battre. Difficile de surpasser les Rolling Stones en tête d’affiche comme en 2015, bien que la programmation de cette année promette de bien grands noms comme Selena Gomez, Sting et Peter Gabriel.

Bien sûr, Québec est une vielle dame, mais elle recèle de nombreux événements jeunes, remplis d’énergie et d’enthousiasme!