C’est la rentrée!

Date 11/09/2017

Écrit parChristian Djoko

D’emblée, je voudrais vous souhaiter la bienvenue. Bienvenue dans la belle province et surtout bonne rentrée.

Hier comme vous, je débarquais à l’Université Laval et dans la région de Québec et Chaudières-Appalaches avec de nombreux rêves, aspirations, projets, mais aussi des doutes voire des craintes. Quand j’y pense, je ne peux m’empêcher à chaque fois, d’être traversé par une intense nostalgie. Cela dit, je vais essayer à travers ce premier billet de blogue de partager avec vous quelques informations qui peuvent s’avérer utiles pour votre intégration. Chaque histoire étant singulière, ces conseils et suggestions prodigués modestement, ne prétendent nullement au statut de vérité absolue ou de potion magique applicable à toute situation problématique.

La rentrée académique.

Dans certains pays de l’espace francophone, la rentrée s’étend parfois sur plusieurs semaines. De fait, certains étudiantes et étudiants ont tendance à procrastiner lors de la rentrée. Ils pensent sans doute se rattraper au cours de la session ou lors des examens de rattrapage. Prenez garde! Au Québec, la réalité est totalement différente. Non seulement il n’existe pas de session de rattrapage, mais les apprentissages débutent le premier jour du calendrier scolaire ou universitaire. La session (automne ou hiver) ne dure que 15 semaines. Ainsi, une semaine sujette à la procrastination peut s’avérer coûteuse pour l’ensemble de votre session. En clair, je vous invite à tenir le taureau par les cornes et ce, dès la rentrée.  Mettez-vous immédiatement au travail.  Soyez à jour dans vos différentes lectures. C’est une attitude a adopter rapidement si vous voulez réussir votre session. Courage. « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». 

Impliquez-vous!

En tant qu’étudiant international, vous avez besoin d’une ou plusieurs expériences québécoises pour accroître vos possibilités de décrocher rapidement un emploi après vos études. Fort de ce constat de départ, je vous suggère également de vous impliquer dans votre milieu scolaire ou communautaire. Il convient de noter (non sans lien avec ce qui précède) que le bénévolat ou l’implication dans la promotion ou la défense des causes sociales est fortement valorisée au Québec. En plus d’être un moyen d’intégration, l’implication est une excellente façon d’élargir son réseau. Dans la même perspective, s’impliquer à titre de bénévole vous aidera à de développer de nombreuses compétences transversales et constituera un excellent tremplin vers le monde professionnel. C’est à l’évidence une plus-value pour le Curriculum Vitae. 

Toutefois, n’attendez surtout pas votre dernière session pour vous impliquer. Il sera peut-être trop tard. Un profil se construit dans la durée. À titre illustratif, je suis convaincu que mes différentes implications passées ont été déterminantes dans mon élection comme membre du Conseil d’administration de l’Université Laval ; président du Conseil d’administration de la Coop Zone et coordonnateur du Centre interdisciplinaire de recherche sur l’Afrique et le Moyen Orient (CIRAM). Une fois de plus, je vous suggère fortement de vous impliquer très tôt dans votre cheminement académique. Les opportunités sont nombreuses. Loin de se réduire à un opportuniste sans vergogne, mettez-y du cœur et des couleurs.

Parlant précisément d’opportunités, il faut dire que la région de Québec et Chaudières Appalaches en regorge. Elle se démarque de plusieurs années par ce qu’il convient d’appeler le plein emploi. Certains secteurs d’activités éprouvent d’ailleurs de nombreuses difficultés à combler des postes. Aussi, une région agréable pour les études et une vie de famille équilibrée.

Une région à taille humaine.

Contrairement à de nombreuses villes et régions en Amérique du Nord, je peux affirmer sans risque de me tromper qu’ici, on ne subit pas la ville, on habite la ville. C’est une région agréable pour les études et une vie de famille équilibrée. Il y est plus facile, comparativement à d’autres régions, de concilier vie académique, vie professionnelle et vie de famille. Qui plus est, le charme de la vieille capitale, son caractère patrimonial s’accorde bien avec la beauté et l’étendue de son couvercle végétal. Le taux de criminalité est quasi nul. En soirée, vous pouvez fréquenter de nombreux bars et coins sympas de la Rue St-Jean et de la Grande Allée et retournez « chez vous » (expression couramment utilisée au Québec) en toute quiétude.

Fait particulier : il se dit que la population de Québec est homogène et tricoté-serré. C’est vrai. Je ne vous cacherai pas non plus que les défis d’intégration sont nombreux. Cependant, ils sont loin d’être insurmontables. Au cours des cinq dernières années passées dans cette charmante capitale, j’ai assisté à de nombreuses transformations. En dépit de quelques atteintes isolées au vivre-ensemble, la région de Québec et Chaudières-Appalaches est de plus en plus hospitalière à la diversité ethnique et culturelle. Cela s’est traduit entre autres, par l’ouverture de nombreuses épiceries et restaurants africains (Mokolo, Épiafrica, La Calebasse, Épicérie Quatre-bourgeois, Prix Montréal, etc.), sud-américains ou asiatiques ( Du monde à connaîtreChezMai, etc.). On notera également l’évènement Mondokarnaval qui en l’espace de quelques années est devenu un rendez-vous incontournable de la célébration de la diversité culturelle et du brassage des identités en mouvement. La liste est loin d’être exhaustive. On en reparlera dans mes nombreux billets de blogue à venir.

S’alimenter.

Au Québec, plusieurs grandes épiceries se partagent le marché de l’alimentation. Les principales bannières sont les suivantes: IGA, Métro, Loblaws, Provigo, Super C et L’Intermarché.

Les épiceries les plus proches du campus universitaire et qui sont accessibles à pied, sont le Provigo (coin chemin Sainte-Foy et rue Myrand), le Métro de la Pyramide (sur le chemin Sainte-Foy) et le Métro Plus (Place Sainte-Foy, sur le boulevard Laurier), La Calebasse et Mokolo (Rue Myrand). Le Provigo de la rue Myrand offre un rabais de 10% aux étudiants, les lundis. Quant à Maxi et Super C, ils offrent de très bons tarifs et il est possible de faire des achats à des prix concurrentiels. Pour une personne, le prix d’un panier d’épicerie tournera autour de 35 à 75$ par semaine.

Pour clore ce premier billet, voici quelques astuces pour diminuer la facture ou ne pas dépasser le montant suggéré.

#1 Adapter son alimentation au pays et selon les saisons. Ce n’est pas les mêmes aliments qui sont les moins chers ! Par exemple, le fromage, les fruits et légumes ici coûtent très chers, mais la viande ou les pâtes sont relativement accessibles.

#2 Consultez régulièrement les Publi-sac, en ligne ou circulaires.ca de dénicher les « spéciaux » ou rabais intéressants. Profitez-en pour faire des réserves. À titre d’exemple, votre boîte de céréales peut coûter 6$ ou 3$ selon la semaine.

#3 Pour économiser, je vous suggère également de cuisiner vos différents lunchs. Le recours aux différentes cafétérias du Campus doit être l’exception plutôt que la règle, à moins que vous soyez très riche. En clair, apportez votre lunch et réchauffez-le dans un des micro-ondes installés sur le campus. Il y en a dans toutes les cafétérias.

Je terminerai en vous souhaitant une fois de plus, une excellente rentrée et surtout une belle session. Bienvenue dans la belle province.

À très bientôt.